Pichet Nanterre
Nanterre (92)
2025
Pichet Nanterre
Nanterre (92)
2025

Programme
Résidence pour chercheurs/étudiants/jeunes actifs de 113 logements du T1 au T3
MOA
Pichet
MOE
SOA (Architecte), LAND, CET (TCE), AXOE
Bugdet
8M €HT
SDP
4873m²
Qualités &
Performances
RE2020 seuil 2028 : Niveau 2 du label Bâtiment biosourcé HF Habitat HQE

Situé au croisement des grands axes de Nanterre Université, le lot K forme une figure urbaine particulière qui marque la présence heureuse des cultures sociales de l’université Paris X sur l’espace public. Alors, l’université n’est plus seulement une centralité mais sort de son enceinte pour participer activement au renouvellement du quartier.
Sur le plan résidentiel, l’îlot introduit le lien avec les grands immeubles de la résidence Anatole-France et les nouvelles opérations qui s’installeront sur la voie nouvelle. Ainsi, cet ensemble parviendrait à réconcilier des éléments urbains disparates ; ici les échelles, la programmation et les langages architecturaux hérités. Le bâtiment de la Contemporaine et sa monumentalité agissent ici comme des appuis sur lesquels la construction nouvelle peut faire corps.

Les principes constitutifs élémentaires de la Contemporaine sont déclinés de manière plus modeste, à l’échelle de l’habitat. L’enceinte basse maçonnée s’étire aux contours du jardin, et donc du sol, tandis qu’une émergence plus légère discutera avec le ciel. La trame régulière du socle indique sa fonction pendant que le reste de la façade s’évide, afin de laisser place à quelques retraits, abritant des loggias.
Cette émergence, par sa légèreté, marque un intermédiaire entre la rue, le socle et sa grande hauteur, ainsi, ce mouvement animé confirme sa juste échelle dans le paysage urbain.
Le rez-de-chaussée accueille le public avec différents programmes attractifs et propose des percées visuelles sur le jardin boisé. L’ensemble, étudiants et riverains, se rencontrent ici ou encore dans la grande bibliothèque de la Contemporaine. Deux locaux d’activités laissent entre eux un passage au sud, tandis qu’en mitoyenneté, un café cantine s’installe autour d’un noyau vitré, laissant les usagers contempler les ombres végétales. A l’angle, un atelier de co-working de la résidence Chercheur anime l’esplanade par les corps qui s’y déplacent.
L’entrée de la résidence est habillée par un porche, fonctionnant comme une petite pièce urbaine typique des immeubles de rapport et offrant de nombreuses vues sur le jardin et son escalier extérieur. Coté ouest, une structure en lanières se prolonge jusqu’à la Contemporaine, créant une ballade entre esplanade et logements.
Ce jardin se manifeste comme la pièce commune, regroupant les circulations extérieures et mettant en scène le départ et le retour, et prolongeant ainsi l’habitat, la maison. La lumière se diffuse largement dans les paliers et permet une certaine relation entre l’usager et les arbres.


La circulation se ponctue à travers des jeux de matières au sol, qui organisent les flux et spécifient les îlots.
La résidence propose des logements adaptés à de courtes durées, pour de jeunes étudiants ainsi que les chercheurs, en laissant de la place à l’accueil des familles.
Les appartements de plus de deux chambres sont situés dans les angles ou au sud, ce qui leur permet d’être traversants. Leur grand séjour bénéficie d’une vue sur l’espace public, la rue et les autres, et d’une vue sur l’espace semi-public, le jardin et les voisins. Ces derniers s’accompagnent de logements extérieurs privés, côté jardin, ainsi que du côté de la ville, permettant d’animer cette façade urbaine. Cette pluralité de vues permet de garder un cadre sobre et d’éviter la fracture d’un univers trop domestique vis-à-vis de la Contemporaine.
La structure du bâtiment acquiert une certaine rationalité permettant la réversibilité des types. Cette trame, les cloisonnements SAD et la disposition des gaines autorisent nombre de configurations. Ainsi, certaines chambres et salons peuvent être annexés, permettant de plus grandes surfaces ou au contraire, la création de plusieurs studios.
Le socle, de sa monumentalité, a des airs de muraille, progressivement ce socle admet un système plus poreux avec de larges percées, à la direction opposée de l’esplanade. Le café cantine, lui, interrompt cet effet, si bien que l’immeuble de logement semble s’appuyer sur son voisin.
Sur le corps central s’admet un système de double trumeau, alternativement maçonné et fondu dans la menuiserie et installant un rythme horizontal, régulier et homogène. Les dalles filantes s’appuient sur des piles de briques régulières, si bien que la matérialité semble se fondre dans l’ensemble.
Les matériaux forment une constellation complémentaire depuis l’existant. La matérialité riche des briques de Petersen en place est réinterprétée avec une forme commune ainsi qu’une alternance de deux teintes grège et brune. Ces teintes accentuent l’horizontalité et s’accordent aux nez de dalles filants, de béton clair.
Les loggias portent elles, un autre discours, avec l’alternance d’un bois de teinte argentée (prégrisement) et foncée (lasure) afin de rendre visible la sédimentation de la construction. Les menuiseries et serrureries, en métal laqué de teintes sombres, soulignent l’évidement. Les volets roulants à grandes lames se fondent dans l’effet de stratification horizontale.









