Lille Pépinière
Lille (59)
2024
Lille Pépinière
Lille (59)
2024

Le travail mené consiste à mettre au point un langage architectural commun pour intervenir sur trois échelles très différentes : celle de la métropole et d’Euralille, avec son urbanisme dynamique qui figure parmi les exemples remarquables de quartier européen contemporain ; celle du quartier St Maurice Pellevoisin qui est en pleine mutation et qui s’accompagne de l’émergence de petits immeubles de rapport ; celle enfin de la maison urbaine mitoyenne, avec son jardin, habitée par quelques familles.
C’est à partir des mêmes éléments de composition que ces trois échelles urbaines seront abordées. Deux types de trames, bois et béton, se déclinent sur trois strates, selon l’orientation et la situation des bâtiments.
La première concerne la rue, les commerces, les activités, l’affluence et la maison urbaine ; la seconde les immeubles de rapport (le lot B2 et la partie intermédiaire du lot B1), la dernière concerne l’émergence en R+7.

Pour l’échelle urbaine intermédiaire, côté boulevard, les deux trames se joignent pour former un même plan qui marque clairement l’alignement. C’est le cas des façades du lot B1 et du lot B2 qui sont traitées comme des petits immeubles de ville. Côté square, les trames se séparent pour former des loggias.
Pour l’échelle métropolitaine de l’émergence, les deux trames se quittent encore pour protéger les loggias du sud et le volume se fait plus contrasté et sculpté.
Pour la petite échelle de la maison de ville, ce sont les bandeaux qui prennent le dessus pour organiser trois plateaux habités plein sud sur lesquels coulissent des claustras de bois protecteurs.
L’ensemble perceptible depuis la place Désiré Bouchée donne à voir cette déclinaison.
Chaque socle est spécifique et vient enrichir l’ensemble. La maison offre un porche central traversant d’où l’on aperçoit le jardin. L’immeuble B1 semble léviter sur son socle, volume en arcade occupé par des microarchitectures . Cet ensemble coloré pris dans son enceinte maçonnée résonne avec les configurations urbaines superposées issues des héritages architecturaux lillois contemporains. Enfin, le socle du bâtiment B2 abrite les deux commerces sur la place.
L’emprise du lot A est principalement dédiée à poursuivre le jardin sauvage des Pépinières. Essences sauvages et coins humides viendront poursuivre les efforts initiés. Les arbres sont donc de hautes tiges, et adaptés à un sol hydromorphe.

La maçonnerie traditionnelle, principe constructif choisi ici, permet une forte inertie et une pérennité de l’ensemble. Le bois, en remplissage et menuiseries, contraste la structure maçonnée et l’amplifie. Ces matériaux sont choisis dans un effort de réduction des émissions carbones.

Traversants : des vrais ! : Les logements sont conçus en volumes traversants offrant des vues directes et une ventilation naturelle entre le séjour et la cuisine. Le volume en L évite une trop grande proximité entre tous les espaces de vie, tels que le salon et la cuisine mais permet à la table à manger d’être au centre et d’avoir une vue plurielle.
Terrasses : des grandes ! : Les terrasses, largement dimensionnées, sont de conception simple, avec allège pleine. Elles participent à protéger les logements des grosses chaleurs.
Tout pour : le linge, les courses et ce qui encombre ! : Une batterie de petits dispositifs équipe les logements comme une maison avec l’idée selon laquelle chaque action quotidienne, voire ordinaire, nécessite un espace dédié et réfléchi.







